Pianos romantiques: Les 3 concerts de ce week end

MUSIQUE ET PATRIMOINE

PIANOS ROMANTIQUES EN ANJOU

Grand succès ce week end pour les 3 concerts privés mais ouverts au public dans la limite des places disponibles qui ont ravi les participants. Ils ont eu lieu au château des Hommeaux à Combrée et au château de Fallloux, ce dernier nouvellement restauré et qui sera officellement inauguré le 7 Juillet prochain.

L’évènement musical « Pianos romantiques en Anjou » de ce week end a suscité beaucoup d’enthousiasme parmi les personnes qui s’étaient inscrites pour y participer. L’initiative a été lancée par le pianiste parisien François Henry de l’association Pianomuses, désireux de refaire vivre sa collection de « pianos  historiques » dans le cadre intime de salons de châteaux, avec des instruments contemporains de la composition des œuvres. Localement, l’organisation de cet évènement a été portée par Geneviève Charbonneau, de l’ASMV Collège de Combrée et David O’Neil, propriétaire du château de Falloux.

Le premier concert, au château des Hommeaux à Combrée,  a proposé un voyage musical et poétique autour de l’écrivain Théophile Gautier, avec une sélection d’une vingtaine de mélodies françaises de compositeurs souvent méconnus, défendues avec maestria et sensibilité par la soprano Aurélie Ligerot, qui a déjà sillonné les scènes d’opéra nationales et internationales, et le toucher subtil  de François Henry, sur un piano français Erard de 1896.


Les concerts suivants, qui ont pris place dans le somptueux salon du château de Falloux, ont fait honneur à la musique de Chopin, portée par les pianistes Edoardo Torbianelli, l’un des principaux spécialistes internationaux du compositeur polonais, et Luca Montebugnolli

L’auditoire a été transporté, chez l’un comme chez l’autre, par un jeu tantôt d’une grande délicatesse, tantôt fougueux, qui ont permis de transcender la force dramatique et narrative des pièces solistes de Schubert et Chopin, ainsi que deux belles pièces à 4 mains très rares de Moscheles et Kalkbrenner. Le piano anglais Broadwood de 1842, fraichement restauré par Maurice Rousteau, a permis d’éclairer sous un nouveau jour l’univers sonore de ces pièces. Rejoints par le quatuor à cordes de l’ensemble Hexameron le dimanche, le miracle s’est produit à nouveau avec un programme copieux : le 2ème concerto de Chopin et le Konzerstuck de Weber en version de chambre, et un splendide quatuor de Ferdinand Ries.

Une petite suprise à la demande de William O’Neil a enchanté l’auditoire: le morceau composé par Auguste Collmann, maitre de Musique au collège de Combrée pour Loyde, la fille du fameux comte de Falloux et exécuté par Edoardo Torbianelli : »Souvenir du Bourg d’Iré » polonaise pour piano de 1866.

L’occasion était propice pour faire découvrir aux participants l’immense travail de restauration effectué par Willam et David O’Neil sur le château dont l’inauguration oficielle aura lieu le 7 juillet. Il sera possible, à cette occasion, d’acheter le livre qui vient de sortir: « Alfred de Falloux et le Haut-Anjou, 1811-1912 » écrit par Jean Luard, jeune étudiant qui a été chaleureusement applaudi par le public.